Antonio Gaudi ou la remise en cause des codes de l’architecture
L’œuvre de l’architecte catalan Antonio Gaudi (1852-1926) est mondialement connue et consacrée par le label du Patrimoine mondial de l’Unesco.
Mais au-delà de l’exceptionnelle invention formelle et décorative qui se dégage de ses réalisations, Gaudi bouscule la plupart des codes de l’architecture, remettant en cause les notions même de façade, de toiture et d’espace.
En ce sens, Gaudi inaugure la révolution architecturale qui sera celle du XXème siècle.
Antonio Gaudi, Casa Mila (1905-1907), Barcelone
Gilles Ragot est historien de l’art. Il a été le premier responsable du Centre d’archives d’architecture du XXe siècle à Paris, professeur en histoire de l’architecture à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Bordeaux puis à l’Université Bordeaux-Montaigne. Spécialiste de l’architecture du XXe siècle il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur de grands architectes de ce siècle, en particulier Le Corbusier ou Auguste Perret et sur des thèmes liés au Mouvement moderne, à l’architecture balnéaire, et plus récemment à la reconstruction après la seconde guerre mondiale. Entre 2003 et 2016 il a été le principal rédacteur du dossier de candidature de l’œuvre architecturale de Le Corbusier sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il est actuellement professeur Emérite de l’Université de Bordeaux.
Image d’illustration : Antonio Gaudi, Casa Batlo (1904-1906), Barcelone
