Conférences
La désobéissance civile : approche historique
La désobéissance civile est un mode de résistance à l’oppression qui appelle à la capacité de raisonner et à la justice du peuple pour amener un changement dans la loi ou la politique du gouvernement. Sa caractéristique est d’être décidée en conscience, publique et de manière collective, non violente et à visage découvert. Consacrant une situation de fait qui affecte le droit, elle peut donner lieu à des sanctions civiles et pénales.
Le terme a été créé en 1849, par le philosophe américain David Thoreau, pour protester contre l’esclavage et refuser de payer l’impôt destiné à financer la guerre contre le Mexique. On peut cependant en faire remonter l’idée au jus resistendi du droit romain, repris sous la forme de la résistance à l’oppression dans la déclaration des droits de l’homme de 1789. Le principe a été illustré au XXe siècle par Gandhi dans sa lutte pour obtenir l’indépendance de l’Inde et par Martin Luther King, chef de file du mouvement pour les droits civiques des Afro-Américains. L’usage de la désobéissance civile est aujourd’hui revendiqué par les mouvements écologistes afin d’inciter les gouvernements à agir contre le dérèglement climatique et la perte de la biodiversité.
Image d’illustration : Martin Luther King Jr en 1964


