Le centenaire de l’exposition coloniale de 1927 à La Rochelle
les Expositions Coloniales sont un bon moyen d’affirmer la puissance d’une Métropole et de légitimer son rang de puissance à l’échelle mondiale. Concernant la France, on estime qu’il y a eu 10 expositions entre 1866 et 1948. Dans l’ordre il y en a eu : 3 à Paris, 1 à Rouen, 1 à Lyon, 1 à Marseille, 1 à Strasbourg, 1 à Rochefort et 1 à La Rochelle.
À travers ces grands évènements coloniaux, le gouvernement français souhaite asseoir la crédibilité de la IIIe République. À l’issue de la défaite de Sedan contre les Allemands, on veut redorer le blason de la Maison France. Ce regain de crédibilité passera par la célébration des colonies !
Concernant La Rochelle, en cette fin de XIXe siècle, la ville ne profite plus des richesses tirées du commerce Négrier. Les anciens armateurs doivent donc trouver une solution de replis afin de ne pas faire faillite. Le cap est donc mis sur l’Afrique du Nord (dans les terres nouvellement acquises par la France sous mandats ou protectorats). Pour faire face à ce nouveau commerce et ces nouvelles explorations coloniales, la ville de La Rochelle évolue et se transforme. Par exemple, pour absorber les importations grandissantes de denrées et ressources coloniales, le port de La Pallice est édifié en 1890. L’objectif est d’en faire le 1er port colonial au tournant du XXe siècle.
C’est donc dans un contexte de propagande, d’étude anthropologique et d’affirmations de marchés commerciaux, colonial que l’Exposition de La Rochelle est organisée en 1927. Ce sont des acteurs locaux (rochelais et charentais) qui sont en charge de la mettre sur pieds. Par exemple, c’est le Comité de la Propagande coloniale de Charente-Maritime qui chapeaute le tout.
(texte issu du blog de Nicolas Barrault-Baudry)
