Conférences
Le robot peut-il remplacer le chirurgien ?
Le Pr Jean-Pierre Faure est un chirurgien digestif spécialisé dans la chirurgie bariatrique et métabolique et « instructeur » de chirurgie robotique.
Par ses fonctions universitaires d’Enseignant en Anatomie à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Poitiers, il est Directeur du Centre de Don Du Corps à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Poitiers, chercheur au sein de l’unité INSERM U1082 : ischémie/reperfusion en transplantation d’organes.
Le Pr Faure a démarré sa carrière médicale en tant qu’externe des Hôpitaux à Clermont Ferrand. Il a ensuite effectué son internat en Chirurgie Digestive au CHU de Poitiers. De par sa formation initiale, le professeur Faure prend en charge la chirurgie bariatrique et métabolique, il est sur-spécialisé en Chirurgie miniinvasive : cœlioscopie et chirurgie robotique.
Ses fonctions d’Enseignant Universitaire l’ont conduit à développer, avec l’équipe de l’ABSLab à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Poitiers, un modèle unique en Europe de simulateur chirurgical : Simlife pour lequel il est codétenteur d’un brevet international.
Il exerce actuellement en tant que Professeur des Universités – Praticien Hospitalier et est le chirurgien référent du Centre Spécialisé Obésité du CHU de Poitiers.
Résumé présentation :
- Précision et Capacités Techniques : Les robots chirurgicaux sont capables d’effectuer des opérations avec une précision extrême. Ils peuvent réaliser des mouvements très fins et stables, ce qui peut être avantageux pour certaines procédures chirurgicales délicates.
- Assistance plutôt que Remplacement : Actuellement, les robots chirurgicaux sont principalement utilisés comme outils d’assistance pour les chirurgiens. Ils permettent aux chirurgiens de réaliser des opérations avec une plus grande précision et moins d’invasivité, mais ils ne remplacent pas le jugement clinique et l’expertise du chirurgien.
- Décision et Jugement Clinique : Les robots ne possèdent pas la capacité de prendre des décisions cliniques complexes. Ils suivent des programmes et des algorithmes, mais ne peuvent pas remplacer l’expérience et le jugement d’un chirurgien humain, surtout en cas de complications imprévues.
- Interaction Humaine : La relation entre le chirurgien et le patient est également un aspect important. Les patients peuvent avoir besoin de réconfort et de communication humaine, ce que les robots ne peuvent pas fournir.
- Formation et Coût : L’utilisation de robots chirurgicaux nécessite une formation spécialisée pour les chirurgiens et le personnel médical. De plus, le coût des équipements robotiques est élevé, ce qui peut limiter leur accessibilité.
En résumé, bien que les robots chirurgicaux puissent assister les chirurgiens et améliorer certains aspects des interventions chirurgicales, ils ne sont pas encore en mesure de remplacer complètement les chirurgiens humains. La combinaison de la technologie robotique et de l’expertise humaine semble être la voie la plus prometteuse pour l’avenir de la chirurgie.
Image d’illustration : Nouveau robot médical de chirurgie du centre hospitalier des Haberges à Vesoul ; présenté au public lors d’une journée porte ouverte. Modèle Da Vinci Xi, haut de gamme de la quatrième génération de la série Da Vinci de la marque Intuitive Surgical. Photographie réalisée avec l’aimable autorisation du GH70. By A.BourgeoisP – Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=138019776


