Ateliers

mercredi
01
Déc

Trilogie New-yorkaise de Paul Auster

Annulation
Café littéraire
Crêperie de Verdun – 30 rue Chaudrier à La Rochelle
09:00-11:00
Denis Mellier | Professeur des universités en Littérature générale et comparée
Réservé aux adhérents abonnés à l’atelier
Ajouter à mon agenda : +Google +Autres

De toutes les qualités qui ont justifié le succès de la «Trilogie new-yorkaise», l’art de la narration est sans doute la plus déterminante. C’est qu’il suffit de s’embarquer dans la première phrase d’un de ces trois romans pour être emporté dans les péripéties de l’action et étourdi jusqu’au vertige par les tribulations des personnages. Très vite pourtant, le thriller prend une allure de quête métaphysique et la ville, illimitée, insaisissable, devient un gigantesque échiquier où Auster dispose ses pions pour mieux nous parler de dépossession.

Ces trois romans, désormais édités en un seul, ont comme seul point commun la mégapole tentaculaire de New York dans laquelle on peut se perdre au sens propre comme au sens figuré : un cadre idéal pour les personnages mis en scène par Auster.

« Le premier volume (Cité de verre) oscille entre la comédie et le drame psychologique, il joue sur les rebondissements et les masques, il emprunte une part de sa tension au thriller, il entrecroise par jeu des codes connus »

« Le second (Revenants) est une fable, plus distanciée, une parabole usant d’une langue plus composée. »

« Avec le troisième volume (La chambre dérobée), apparaît un narrateur qui s’exprime à la première personne, il vient nous déclarer qu’il est l’auteur des deux premiers livres, les projetant ainsi au rang de métaphores, de fiction dans la fiction, tandis que nous sommes en train de lire devient de ce fait même réalité. Du coup, le ton change complètement : assez joué, quelqu’un  vous parle, vous parle sans détour des choses qui existent ; le désir de se fixer et le désir de se perdre ; l’amour d’une femme et d’un enfant … Et le narrateur nous dit implicitement  que ce n’est pas avec des jeux de miroir, des coïncidences, des citations, des clins d’oeil, des allusions à d’autres livres qu’on construit une oeuvre, mais avec sa chair, sa vie et ses désirs ». Extrait de la préface de présentation, écrite par Jean Fremon

 


jeudi
14
Oct
Atelier Lecture
Lecture
16:45
Christiane Emeriault
Ouvert à tous (gratuit)
Ajouter à mon agenda : +Google +Autres
jeudi
21
Oct
Atelier Photo
Photo
Amphi E – IUT
16:45
André Martin
Ouvert à tous (gratuit)
Ajouter à mon agenda : +Google +Autres